UNIC écrit au Président de la république
Noisy
le Roi le 26 mai
M. LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
PALAIS DE
L'ELYSEE
55, rue du faubourg St Honoré
75000 PARIS
Monsieur le Président,
Les écoles de conduite sont,
comme d'autres professions, touchées par l'augmentation du coût du gasoil.
Un véhicule école consomme environ 2 litres de
carburant/heure. Dans une conjoncture défavorable induite par un discours
démagogique et mensonger sur le " permis trop cher " nos entreprises
doivent face à cette augmentation qui plombe leur trésorerie. Sans aucune aide
de l'Etat.
Le véritable problème du coût du
permis se trouve non pas dans les tarifs des prestations, lesquelles sont
encore en dessous du seuil de pérennité de nos entreprises, mais dans le
faible pouvoir d'achat des français.
L'UNIC estime qu'il faudra une
augmentation d'environ 1€/h pour, à peine, compenser la flambée des prix du
carburant.
"La répercussion du coût du gazole pour leurs chargeurs sur
leur facture sera non seulement incitative, comme elle l'est actuellement, mais
obligatoire", M.
Dominique BUSSEREAU
Même si la problématique des professionnels du transport
routier n'est pas identique à celle des écoles de conduite, c'est tout de même
le consommateur/client qui paiera en final. Ceci alors même que monsieur le
préfet MATHIEU a annoncé, lors de la réunion du 19 mai 2008, que la réforme du
permis de conduire doit permettre une amélioration de la formation à coût
constant.
Il est clair qu'avec la flambée
des prix des produits pétroliers le " coût constant " est impossible
à tenir.
Nous subissons la loi du marché
et le droit à la libre entreprise ne doit pas être remis en cause. Si nos
charges augmentent, nous ne pouvons qu'augmenter le coût de la formation.
L'UNIC souhaite donc connaître
les intentions du gouvernement pour atteindre l'objectif du " coût
constant " dans une telle conjoncture.
Les écoles de conduite
doivent-elles répercuter les hausses du carburant et des autres produits
dérivés du pétrole, sur les tarifs et faire payer le consommateur ?
Ou
peuvent-elles espérer une intervention de l'Etat pour aider les futurs
candidats/automobilistes à ne pas subir la hausse des carburants ?
Veuillez
agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Philippe
COLOMBANI
Président de l' UNIC
Article publié le 26/05/2008 par T D |