PERMIS DE CONDUIRE TROP CHER ET TROP LONG


Communiqué de presse

Permis de conduire trop cher et trop long :

L'association " 40 millions d'automobilistes " propose une nouvelle méthode de formation à la conduite.

Paris, le 22 avril 2008 – Permis trop cher, temps d'attente trop long, taux de réussite réduit, mécontentement des usagers, manifestation des autoécoles et des inspecteurs… une réforme du permis de conduire s'impose.

A la suite d'une étude menée en concertation avec des professionnels et des usagers, l'association " 40 millions d'automobilistes " est arrivée à la conclusion que l'enseignement fourni actuellement aux apprentis automobilistes était inadapté.

En cette période où le pouvoir d'achat est au centre des préoccupations, elle propose une nouvelle méthode de formation facilement et rapidement applicable, basée sur les voitures à boite de vitesse automatique, qui permet de réduire le temps de formation
ainsi que le coût et d'améliorer le taux de réussite.

Une formation à la conduite trop chère et inadaptée. 1500 €, c'est le montant total moyen que coûte aujourd'hui l'accès au permis de conduire. Pourquoi un prix si élevé ? La moyenne du nombre d'heures de formation, constatée par les professionnels est de l'ordre de 42 à 45 heures, soit 25 heures de plus que le temps minimum à assurer pour
pouvoir se présenter à l'examen.
Ce nombre d'heures élevé s'explique, selon les spécialistes, par la nécessité de former dans un premier temps l'élève à la manipulation de la boite de vitesse manuelle, soit environ 20 heures. L'apprentissage à l'environnement ne débute alors vraiment qu'à partir de ce temps, ce qui explique la moyenne de 45 heures, évoquée ci-dessus.
Développer la formation sur des véhicules automatiques.

Fort de ce constat, l'association propose d'assouplir la première étape dédiée à la manipulation de la boîte mécanique pour faire baisser le temps de formation total.
 
La piste retenue par " 40 millions d'automobilistes " est la suivante : développer la formation sur des véhicules à boîte automatique, robotisée ou séquentielle afin de permettre à l'apprenti de se concentrer sur l'environnement et non plus sur l'aspect mécanique ; une conduite plus apaisée pour l'usager et un stress moindre le jour de
l'examen.
" Cette méthode s'inscrit complètement dans l'évolution technologique vers laquelle nous nous dirigeons, précise René Queffélec, Président de l'association " 40 millions d'automobilistes ". Il est facile d'imaginer que la voiture du future sera de moins en moins équipée d'un système de boîte de vitesse mécanique, compte tenu des nouvelles technologies en développement. Rappelons également l'expérience des Etats-Unis, où
l'apprentissage de la conduite, c'est-à-dire l'épreuve pratique, est une partie infime de l'examen, qu'il est possible de passer à partir de 16 ans, sur voiture automatique ", ajoute t-il.

Aujourd'hui, l'obtention d'un permis de conduire sur boîte automatique oblige à conduire sur voiture automatique, sauf à ce que le permis soit ensuite validé en boîte mécanique. Selon des spécialistes qui recourent à cette méthode, l'apprentissage d'une boîte mécanique est toujours plus facile après coup. L'apprenti se montre libéré de la pression de l'examen, puisque l'examinateur ne juge plus sa conduite mais uniquement son bon maniement de la boîte mécanique. Plus serein, l'élève peut alors espérer
obtenir son examen beaucoup plus rapidement.

Dans ce cas, pour éviter l'engorgement des listes d'attente que supposerait le passage successif devant deux examinateurs, " 40 millions d'automobilistes " envisage la mise en place d'une réforme supprimant l'obligation de la seconde évaluation, au profit d'une formation complémentaire en auto-école, selon les besoins de chacun.

" Par l'économie en temps et en coût qu'elle génère pour les apprentis, cette méthode représente une solution intéressante, qu'il convient de prendre en considération, dans la future réforme du permis de conduire.

Nous savons qu'une telle méthode risque de ne pas faire l'unanimité au sein des auto-écoles, mais il est nécessaire d'ouvrir un véritable débat constructif, qui doit aboutir à des solutions efficaces, répondant à l'intérêt général des futurs conducteurs ", conclut René Queffélec. " S'il est nécessaire de réformer, aujourd'hui, le permis de conduire, nous pensons également qu'il faille modifier la grille d'évaluation des examinateurs, pour qu'ils soient davantage perçus dans un rôle de validation positive et
encourageante plutôt que dans un rôle de censeur", termine t-il.
A propos de " 40 millions d'automobilistes " : www.40millionsdautomobilistes.com
Créée fin 2005, " 40 millions d'automobilistes " est une association d'intérêt général régie par la Loi de 1901 dont le but est de représenter la grande population d'automobilistes raisonnables. Elle compte parmi ses membres fondateurs et dirigeants, sociologues, juristes, actuaires, dirigeants d'entreprises.
Depuis sa création, l'association " 40 millions d'automobilistes " s'investit particulièrement dans l'analyse de la politique actuelle en matière de sécurité routière, en apportant un éclairage factuel et dépassionné des chiffres publiés par l'observatoire interministériel de la sécurité routière.
Active tant sur le plan national qu'européen, l'association tend à occuper une place grandissante dans l'ensemble des débats de fonds liés aux automobilistes pour penser au mieux la place de l'automobile dans la société de demain. Membre de l'Union Routière de France, elle s'impose, aujourd'hui, comme l'un des représentants de référence des automobilistes auprès des pouvoirs publics et de la filière économique.

Contact presse
Virginie Belloir – Agence Florence Gillier Communication
Tél : 01 41 18 85 55 - Mail : virginieb@fgcom.fr

Article publié le 22/04/2008 par jpp
Dernièrement modifié le 23/04/2008 par UNIC
 
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