Lettre ouverte


LETTRE OUVERTE AUX ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES CHARGEES DE DEFENDRE LA PROFESSION, AINSI QU'AUX GROUPEMENTS INVITES PAR LA DSCR.

Objet : Contrat de progrès

Destinataires : CNPA, FNEC, UNIDEC, CER, ECF.

PARIS, le 17 janvier 2010

Messieurs,

L'administration centrale a engagé un dialogue ayant pour but d'aboutir à la rédaction d'un contrat de progrès, ce contrat devant être la première étape avant la certification de qualité prévue pour 2012.

Le 21 janvier nous sommes tous invités à une réunion sur ce dossier qui en est à sa troisième version. L'UNIC tient à affirmer sa volonté d'aller vers une amélioration de la qualité des services rendus par la profession, toutefois nous estimons que cette amélioration ne dépend pas uniquement de la profession mais aussi des engagements de l'Etat. Si la profession est seule une nouvelle fois à faire des efforts, l'objectif ne sera pas atteint.

La troisième version du projet ne va pas en ce sens et les engagements de l'Etat y sont réduits par rapport au projet initial.

Dans la première version l'Etat prenait l'engagement de réduire les délais pour les écoles signataires du contrat de progrès. Dans la troisième version l'Etat s'engage à étudier les dossiers. Il s'agit là d'un recul inacceptable.

La lecture de cette troisième version indique que les seuls engagements de l'Etat sont :

Article 15

L'Etat s'engage à analyser le rapport d'auto-évaluation annuelle de l'établissement d'enseignement de la conduite et de la sécurité routière et à faire part à celui-ci de ses éventuelles observations dans les deux mois, et à l'alerter en cas d'écarts significatifs constatés par rapport aux objectifs fixés. Par ailleurs, l'Etat étudiera prioritairement la situation des établissements conventionnés.

Pour exemple, le contrat de progrès nous a été " vendu " comme la possibilité pour les écoles signataires de développer leurs entreprises vers le post-permis en entreprise, sur ce point il n'y a rien. Le seul engagement concret de l'Etat est de faire la promotion dudit contrat.

Ce contrat stigmatise une fois encore la profession sans apporter de progrès sur le problème des places d'examens (planification, quantité, amélioration des centres d'examens,etc.).

La profession nous regarde et attend de ses représentants, qu'ils la défendent et lui permettent de mieux vivre et mieux travailler.

L'UNIC souhaite connaître vos positions et vos intentions sur ce projet. Nous voulons croire que les intentions mercantiles ne prendront pas le pas sur la raison et sur l'intérêt général.

Un contrat doit être, pour qu'il réussisse, " gagnant/gagnant " et les engagements doivent être équitables et pris par les deux parties. Or il n'en est rien.

En conséquence l'UNIC refusera ce projet, s'il reste en l'état et dénoncera la position de l'Etat qui en refusant de s'engager à tenir ses promesses et à participer à l'amélioration du système formation/examen stigmatise une fois de plus nôtre profession.

Cela montre, s'il en est besoin, qu'il est urgent que la profession s'émancipe d'une administration qui ne fait que nous utiliser.

Dans l'attente de vous lire.

Veuillez agréer, Messieurs, l'expression de nos sentiments les meilleurs.

Philippe COLOMBANI

Président



Article publié le 28/01/2010 par UNIC
 
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