COMMUNIQUE DE PRESSE 21/11/14

Vendredi 21 novembre 2014

 

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« Parce que dans « patron d’auto-école » il y a aussi « patron », l’UNIC rejoint la mobilisation des chefs d’entreprise de la CGPME »

Par la voix de son président Philippe COLOMBANI, l’UNIC, 1er syndicat représentatif exclusivement des écoles de conduite, explique les raisons du soutien et du ralliement des patrons d’auto-école au grand mouvement de mobilisation lancé par la CGPME le 1er décembre 2014.

« L’image des écoles de conduite souffre injustement d’un simili débat, entretenu par des lobbies mediatico-économistes puissants et une volonté réformatrice biaisée des pouvoirs publics qui font croire que le permis de conduire serait avant tout un objet de consommation comme un autre et que son prix devrait donc être soumis aux strictes lois du marché. Contrecarrer ces fausses vérités proférées constitue pour l’UNIC un combat de titans, cherchant à replacer face aux attaques incessantes les enjeux réels de l’apprentissage à la conduite et de ses nécessaires évolutions au coeur du débat public et de l’opinion.

Ce combat ne doit pas faire oublier l’autre combat mené, les écoles de conduite étant des entreprises à part entière. Dans « patron d’auto-école », il y a aussi « patron ». Et comme tous les « patrons » de France, nous sommes inquiets, pour beaucoup fatigués et sous tension, mais tous toujours combatifs parce que passionnément attachés à notre travail, notre action, notre mission. C’est pourquoi l’UNIC soutient le grand mouvement de mobilisation initié par la CGPME et appelle tous les patrons d’auto-école à rejoindre « à pieds » les cortèges des manifestations qui se dérouleront à Paris et à Toulouse le lundi 1er décembre à 10h ».

Le président Colombani tient à préciser en quoi la mobilisation des patrons d’auto-école s’apparente pleinement aux revendications de la CGPME : « Comme dans toutes les entreprises, les dirigeants d’écoles de conduite croulent sous les charges et l’application de mises aux normes financièrement disproportionnées, sous des décisions prises hors sol rendant la gestion et le management ubuesques, sous des contraintes qui sont injustes parce que pas partagées par ceux du public qui leur imposent ces efforts. On nous dit que le coût de l’apprentissage à la conduite est trop cher ? Mais ce sont les mêmes qui nous collent sur le dos des taxes qui nous mangent déjà 60% de notre chiffre d’affaire, sur lesquelles vont s’ajouter d’autres taxations annoncées comme l’augmentation du gas-oil, peut-être de la TVA… Oui, la situation est devenue insoutenable, et comme tous nos collègues entrepreneurs, nous avons le sentiment d’être cernés, empêchés, déresponsabilisés, nous les sous-smicards qui travaillons déjà entre 200 et 220 heures par mois pour un revenu moyen mensuel de 1800 € brut. Alors, nous descendons dans la rue pour demander d’être LI-BÉ-RÉS de ces « cadenas » au risque de voir s’amplifier un mouvement de paupérisation et de fragilisation de notre profession, de fermetures d’auto-écoles qui sont pourtant du lien social irremplaçable sur le territoire. C’est très grave ! »

 

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